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Traitement Allergie aux Protéines de Lait de Vache Nourrisson

MédicamentsMis à jour le

Votre modèle médical

Option 1

  • ALTHÉRA HMO : préparation en poudre à base d’hydrolysat poussé de protéines de lactosérum, dès la naissance

    En remplacement de la préparation infantile habituelle, pour allergie aux protéines de lait de vache. Quantité quotidienne adaptée aux besoins nutritionnels et aux apports de l’enfant.

    Quantité suffisante pour 1 mois.

    Reconstituer exclusivement avec la mesurette et selon les proportions indiquées sur la boîte. Contrôle clinique et pondéral sous 2 à 4 semaines ; pas de changement ni réintroduction sans le plan convenu.

2

APLV sévère ou échec d’un hydrolysat poussé bien conduit — après avis pédiatrique/allergologique, nourrisson <1 an :

  • NEOCATE LCP : préparation en poudre à base d’acides aminés — voie orale

    Pour allergie sévère ou résistante aux protéines de lait de vache. Quantité quotidienne adaptée aux besoins nutritionnels de l’enfant et au plan établi par le spécialiste.

    Quantité suffisante pour 1 mois.

    Reconstituer avec 1 mesurette rase de la boîte pour 30 mL d’eau, en respectant sa notice. Ne pas modifier la concentration. Contrôle de la tolérance, des apports et du poids.

Conseils d’utilisation

Précautions avant le traitement

  • Confirmer le mécanisme :

    • Distinguer réaction immédiate IgE médiée, forme retardée et SEIPA.

    • Des coliques ou régurgitations isolées ne suffisent pas au diagnostic.

    • Les IgE/prick-tests montrent une sensibilisation : les interpréter avec l’histoire clinique.

  • Repérer une forme sévère :

    • Anaphylaxie, vomissements répétés avec léthargie, déshydratation, cassure pondérale ou rectorragies importantes : avis urgent/spécialisé.

    • Anaphylaxie : adrénaline intramusculaire selon le plan d’urgence et appel 15/112 ; pas de simple changement de lait à domicile.

Prise en charge

  • Allaitement maternel :

    • Poursuivre l’allaitement. Pas d’éviction maternelle systématique si l’enfant le tolère.

    • Si symptômes sous allaitement exclusif : essai d’éviction maternelle encadré, limité à 2–4 semaines, avec conseils nutritionnels et vérification des apports en calcium/vitamine D.

  • Nourrisson non allaité :

    • Hydrolysat poussé de PLV en première intention ; une formule infantile à hydrolysat de riz est une alternative possible.

    • Acides aminés si forme sévère, retard de croissance ou persistance malgré hydrolysat bien conduit : avis spécialisé.

    • Ne pas utiliser un hydrolysat partiel « HA », un lait animal autre que vache, une boisson végétale ou un lait simplement sans lactose.

  • Éviction diagnostique :

    • Forme retardée non sévère : essai de 2 à 4 semaines, puis réintroduction planifiée pour confirmer le diagnostic.

    • Réintroduction en milieu spécialisé si IgE médiée, antécédent sévère ou SEIPA ; domicile seulement pour une forme non IgE légère avec protocole médical.

Surveillance

  • Évaluer la réponse :

    • Contrôle des symptômes, des volumes ingérés, du poids et de la taille après 2–4 semaines.

    • En cas d’échec : vérifier l’éviction et la préparation, puis reconsidérer le diagnostic ; ne pas multiplier les restrictions.

    • Après confirmation : réévaluer régulièrement la tolérance et programmer la réintroduction avec le spécialiste, souvent après au moins 6 mois d’éviction.

Conseils associés

  • Accompagner la famille :

    • Lire les étiquettes et prévoir un accompagnement diététique.

    • Diversification adaptée à l’âge ; pas d’exclusion systématique de la viande bovine.

    • Si risque anaphylactique : trousse et plan d’urgence individualisés, formation au stylo d’adrénaline et PAI.

    • Les marques proposées sont des exemples ; vérifier âge, composition, disponibilité et conditions de prise en charge de la préparation retenue.

Sources et références

Les liens externes s’ouvrent dans un nouvel onglet.