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Diabète de type 2

EndocrinologieMis à jour le

Aperçu

Points clés

  • Diagnostic :

    • Glycémie veineuse à jeun ≥ 1,26 g/L à 2 reprises,

    • Ou glycémie ≥ 2 g/L avec symptômes d’hyperglycémie.

    • L’HbA1c sert surtout au suivi.

  • L’objectif d’HbA1c est individualisé :

    • En pratique souvent ≤ 7 %,

    • Plus strict si patient jeune/non fragile,

    • Plus souple chez le sujet âgé, fragile, polypathologique ou à risque d’hypoglycémie.

  • Toujours traiter le risque cardiovasculaire en même temps que la glycémie.

  • La metformine reste le traitement de base si DFG ≥ 30 mL/min,

    • Mais il faut privilégier rapidement un iSGLT2 ou un agoniste GLP-1 en cas de maladie rénale chronique, insuffisance cardiaque, maladie cardiovasculaire, haut risque cardiovasculaire ou obésité.

  • Surveillance régulière indispensable :

    • HbA1c tous les 3 à 6 mois,

    • Bilan rénal et lipidique annuel,

    • Fond d’œil,

    • ECG,

    • Examen des pieds, dépistage neuropathie/AOMI,

    • Avis spécialisé si diabète atypique, très déséquilibré, compliqué ou grossesse.

CIM

E11 — Diabète sucré de type 2

Définition

Définition

  • Le diabète de type 2 correspond à une hyperglycémie chronique liée à :

    • une insulinorésistance ;

    • une altération progressive de l’insulinosécrétion ;

    • une défaillance progressive des cellules bêta-pancréatiques.

  • Il survient le plus souvent chez l’adulte.

  • Il est fréquemment associé à :

    • surpoids ou obésité abdominale ;

    • sédentarité ;

    • hypertension artérielle ;

    • dyslipidémie ;

    • stéatopathie métabolique ;

    • maladie rénale chronique ;

    • maladie cardiovasculaire ;

    • antécédents familiaux de diabète.

Critères diagnostiques

Situation

Critère diagnostique

Patient asymptomatique

Glycémie veineuse à jeun ≥ 1,26 g/L, soit ≥ 7 mmol/L, confirmée à deux reprises.

Patient symptomatique

Glycémie veineuse aléatoire ≥ 2 g/L, soit ≥ 11,1 mmol/L, avec signes d’hyperglycémie.

HGPO

Glycémie à 2 heures ≥ 2 g/L après 75 g de glucose.

HbA1c

Non retenue comme critère diagnostique de référence en France. Peut orienter mais ne remplace pas la glycémie veineuse.

Prédiabète

  • Glycémie veineuse à jeun entre 1,10 et 1,25 g/L.

  • Situation à risque de :

    • diabète de type 2 ;

    • maladie cardiovasculaire ;

    • progression métabolique, surtout en cas de surpoids, sédentarité ou antécédents familiaux.

  • Surveillance :

    • glycémie ou HbA1c environ 1 fois/an ;

    • renforcement des mesures hygiéno-diététiques ;

    • prise en charge du poids et du risque cardiovasculaire.

Facteurs de risque à rechercher

  • Âge > 45 ans avec surpoids ou obésité.

  • Antécédent familial de diabète au 1er degré.

  • Antécédent personnel de diabète gestationnel.

  • Antécédent de macrosomie.

  • HTA.

  • Dyslipidémie.

  • Maladie cardiovasculaire.

  • Origine non caucasienne.

  • Traitement hyperglycémiant : corticoïdes, antipsychotiques, certains traitements du VIH.

  • Précarité sociale.

  • Acanthosis nigricans.

Clinique

Interrogatoire ciblé

Objectif : ne pas se limiter au diagnostic glycémique. Le premier examen doit rechercher les complications, les comorbidités et le niveau de risque cardiovasculaire.

Domaine

Questions pratiques

Hyperglycémie

Polyurie ? Polydipsie ? Amaigrissement ? Asthénie ? Infections récidivantes ?

Cardiovasculaire

Douleur thoracique ? Dyspnée ? AIT/AVC ? Claudication ? Antécédent d’IDM ? Revascularisation ?

Neurologique

Paresthésies ? Brûlures ? Douleurs nocturnes ? Perte de sensibilité ? Troubles digestifs ou urinaires ?

Pied diabétique

Plaie ? Mycose ? Antécédent d’ulcère ? Chaussage inadapté ? Déformation ?

Œil

Baisse visuelle ? Flou visuel ? Dernier fond d’œil ?

Rein

Antécédent de MRC ? Albuminurie connue ? HTA ancienne ?

Mode de vie

Alimentation ? Activité physique ? Sédentarité ? Tabac ? Alcool ? Sommeil ?

Traitements

Corticoïdes ? Antipsychotiques ? Diurétiques ? Traitements favorisant prise de poids ou hyperglycémie ?

Terrain

Projet de grossesse ? Fragilité ? Isolement ? Troubles cognitifs ? Difficultés financières ?

Examen clinique systématique

Examen

À rechercher

Poids / taille

IMC, évolution pondérale, perte ou prise de poids récente.

Périmètre abdominal

Obésité abdominale, syndrome métabolique.

Pression artérielle

Mesure au cabinet, idéalement automesure ; rechercher hypotension orthostatique si sujet âgé ou symptômes.

Cœur / poumons

Souffle, crépitants, œdèmes, signes d’insuffisance cardiaque.

Vaisseaux

Pouls périphériques, souffle vasculaire, signes d’AOMI, trophicité cutanée.

Pieds

Inspection, mycose, hyperkératose, fissure, plaie, déformation, chaussage.

Neurologique

Monofilament 10 g, diapason, réflexes achilléens, douleurs neuropathiques.

Dentaire

Parodontopathie, mauvais état bucco-dentaire.

Sujet âgé

Autonomie, cognition, chute, dénutrition, observance, entourage.

Examen des pieds : points à ne pas oublier

  • Retirer systématiquement chaussures et chaussettes.

  • Inspecter :

    • plante ;

    • espaces interdigitaux ;

    • talons ;

    • zones d’appui ;

    • ongles.

  • Rechercher :

    • plaie ;

    • durillon ;

    • mycose ;

    • fissure ;

    • déformation ;

    • neuropathie ;

    • artériopathie ;

    • chaussage traumatisant.

  • Tester :

    • monofilament ;

    • sensibilité vibratoire au diapason ;

    • réflexes achilléens ;

    • pouls pédieux et tibiaux postérieurs.

Examens complémentaires

Bilan diagnostique

Examen

Indication

Glycémie veineuse à jeun

Examen diagnostique de référence. À répéter si ≥ 1,26 g/L.

HbA1c

Bilan initial et suivi. Ne remplace pas la glycémie veineuse pour le diagnostic en France.

HGPO 75 g

Si doute diagnostique ou discordance clinique/biologique.

Cétonurie ou cétonémie

Si hyperglycémie majeure, amaigrissement, vomissements, douleurs abdominales, suspicion d’insulinopénie ou acidocétose.

Bilan initial recommandé

Domaine

Examens

Glycémie

HbA1c, glycémie veineuse si besoin de confirmation.

Rein

Créatinine, DFG CKD-EPI, rapport albuminurie/créatininurie.

Lipides

Cholestérol total, LDL-c, HDL-c, triglycérides.

Foie / MASLD

ASAT, ALAT, GGT, PAL, plaquettes, calcul FIB-4.

Hématologie

NFS.

Cardiovasculaire

ECG de repos.

Œil

Fond d’œil ou rétinographie.

Dentaire

Consultation dentaire.

Pied

Examen podologique ; podologue si risque ou anomalie.

Examens selon le contexte

Situation

Examen à discuter

Dyspnée, œdèmes, anomalie ECG, suspicion d’insuffisance cardiaque

BNP ou NT-proBNP, avis cardiologique.

Claudication, pouls abolis, plaie du pied

IPS, Doppler artériel des membres inférieurs.

Souffle carotidien, AIT/AVC, athérome connu

Doppler des troncs supra-aortiques.

Obésité, cytolyse, syndrome métabolique

Échographie hépatique, FIB-4, avis hépatologique si FIB-4 élevé.

Ronflement, somnolence, HTA résistante, obésité

Recherche de SAOS.

Diabète atypique

Auto-anticorps, peptide C, avis endocrinologique.

Bilan annuel

Domaine

À faire

Biologie

HbA1c, bilan lipidique, créatinine/DFG, RAC, NFS, bilan hépatique, plaquettes, FIB-4.

Cardiovasculaire

ECG, évaluation du risque CV, recherche d’insuffisance cardiaque et AOMI.

Rein

DFG + albuminurie/créatininurie.

Œil

Fond d’œil ou rétinographie.

Pied

Inspection, monofilament, diapason, pouls, gradation du risque.

Dentaire

Consultation dentaire.

Neuropathie

Sensibilité, ROT, douleurs neuropathiques, dysautonomie.

Comorbidités

SAOS, dysfonction sexuelle, troubles cognitifs, anxiété/dépression selon contexte

Objectif HbA1c

Objectifs d’HbA1c

Profil patient

Objectif pratique

Adulte non fragile, diabète récent, espérance de vie longue

≤ 7 %, parfois ≤ 6,5 % si atteignable sans hypoglycémie.

Diabète ancien, comorbidités, risque d’hypoglycémie

≤ 8 % souvent acceptable.

Sujet âgé robuste

Souvent ≤ 7 %, en évitant les hypoglycémies.

Sujet âgé fragile

Environ ≤ 8 %, sans objectif trop strict.

Sujet dépendant ou santé très altérée

Objectif souple, souvent ≤ 9 % ou glycémies préprandiales environ 1–2 g/L.

Grossesse ou projet de grossesse

Objectif strict, prise en charge spécialisée.

À retenir :

  • Ne pas viser une HbA1c basse au prix d’hypoglycémies.

  • Adapter l’objectif à l’âge, aux comorbidités, au risque d’hypoglycémie, à l’autonomie et aux préférences du patient.

  • Réévaluer l’objectif à chaque étape importante de l’évolution clinique.

Traitement Hypoglycémiant

Choix du traitement selon le profil

Situation clinique

Stratégie préférentielle

DT2 récent, sans comorbidité cardio-rénale

Mesures hygiéno-diététiques puis metformine si objectif non atteint.

HbA1c ≥ 8,5 % au diagnostic

Discuter bithérapie d’emblée.

HbA1c ≥ 10 % ou symptômes cataboliques

Rechercher cétose/hyperosmolarité ; avis spécialisé ; insulinothérapie transitoire possible.

Maladie rénale chronique

Metformine si DFG ≥ 30 + iSGLT2 si possible, même si HbA1c à l’objectif.

Insuffisance cardiaque

iSGLT2 prioritaire.

Maladie cardiovasculaire avérée

iSGLT2 ou agoniste GLP-1 avec bénéfice cardiovasculaire.

Obésité

Agoniste GLP-1 ou GIP/GLP-1 à privilégier si possible.

Sujet âgé fragile

Schéma simple, éviter hypoglycémies ; metformine si possible, iDPP4 souvent utile.

Grossesse ou projet

Avis spécialisé, insulinothérapie le plus souvent.

Classes thérapeutiques principales

Classe

Avantages

Vigilance

Metformine

Référence initiale, pas d’hypoglycémie, coût faible.

Troubles digestifs, B12, arrêt si DFG < 30 mL/min, prudence situations aiguës.

iSGLT2

Bénéfice rénal, insuffisance cardiaque, poids, PA.

Mycoses génitales, déshydratation, hypotension, acidocétose euglycémique rare.

Agonistes GLP-1

Efficacité HbA1c, perte de poids, bénéfice CV selon molécules.

Nausées, vomissements, lithiase biliaire, perte musculaire si perte pondérale rapide, prudence rétinopathie.

Agoniste GIP/GLP-1

Forte efficacité glycémique et pondérale.

Effets digestifs, coût/remboursement selon pays, données à suivre selon populations.

iDPP4

Bonne tolérance, simplicité, utile sujet fragile.

Efficacité modérée, éviter saxagliptine si insuffisance cardiaque.

Sulfamides / glinides

Efficaces, coût faible.

Hypoglycémies, prise de poids ; à éviter si sujet âgé fragile.

Insuline basale

Très efficace si insulinopénie ou échec thérapeutique.

Hypoglycémies, prise de poids, éducation indispensable.

Avant d’intensifier un traitement

Toujours vérifier :

  • observance réelle ;

  • tolérance ;

  • posologie ;

  • alimentation ;

  • prise de poids ;

  • activité physique ;

  • corticothérapie ;

  • infection intercurrente ;

  • douleurs, stress, hospitalisation récente ;

  • technique d’injection si injectable ;

  • erreur de prise ou confusion médicamenteuse.

Patient sans comorbidité cardio-rénale majeure

  • Mesures hygiéno-diététiques systématiques.

  • Metformine si HbA1c au-dessus de l’objectif.

  • Si échec :

    • ajouter iSGLT2 ;

    • ou agoniste GLP-1 si surpoids/obésité ou HbA1c nettement au-dessus de l’objectif ;

    • ou iDPP4 si patient fragile, âgé, ou objectif modéré.

  • Éviter sulfamide/glinide si risque d’hypoglycémie.

Patient avec maladie rénale chronique

  • Maintenir metformine si DFG ≥ 30 mL/min.

  • Adapter les doses :

    • DFG 45–59 : prudence, dose souvent ≤ 2 g/j ;

    • DFG 30–44 : dose réduite, souvent ≤ 1 g/j ;

    • DFG < 30 : arrêt.

  • Introduire iSGLT2 si possible.

  • Ajouter agoniste GLP-1 si objectif glycémique ou pondéral non atteint.

  • Avis néphrologique si :

    • DFG < 45 ;

    • déclin rapide ;

    • albuminurie importante ;

    • hématurie ;

    • HTA résistante ;

    • doute sur néphropathie non diabétique.

Patient avec insuffisance cardiaque

  • iSGLT2 prioritaire.

  • Metformine possible si insuffisance cardiaque stable et DFG compatible.

  • Arrêter temporairement metformine en cas de décompensation aiguë.

  • Éviter saxagliptine.

  • Avis cardiologique recommandé.

Patient avec maladie athéromateuse avérée

Maladie athéromateuse avérée :

  • IDM ;

  • AVC/AIT ;

  • angor ;

  • revascularisation ;

  • AOMI symptomatique ;

  • sténose artérielle significative ;

  • amputation vasculaire.

Traitement :

  • Metformine si possible.

  • Ajouter iSGLT2 ou agoniste GLP-1 à bénéfice cardiovasculaire.

  • Préférer iSGLT2 si insuffisance cardiaque ou MRC associée.

  • Préférer agoniste GLP-1 si obésité, antécédent d’AVC ou AOMI.

  • Trithérapie metformine + iSGLT2 + agoniste GLP-1 si besoin.

Patient âgé

Profil

Attitude

Sujet âgé robuste

Ne pas sous-traiter ; objectif proche adulte standard si bien toléré.

Sujet âgé fragile

Objectif plus souple, éviter hypoglycémies, schémas simples.

Sujet dépendant

Priorité au confort, éviter décompensation hyperglycémique et hypoglycémies.

À privilégier :

  • metformine si tolérée et DFG compatible ;

  • iDPP4 si fragilité ;

  • iSGLT2 si indication cardio-rénale et tolérance correcte ;

  • insuline basale si nécessaire, avec surveillance simplifiée.

À éviter autant que possible :

  • sulfamides ;

  • glinides ;

  • objectifs HbA1c trop stricts ;

  • régimes restrictifs ;

  • pertes pondérales rapides non surveillées.

Insulinothérapie

Insulinothérapie basale - Quand y penser ?

  • HbA1c > 10 %.

  • Glycémies très élevées répétées.

  • Amaigrissement.

  • Syndrome polyuro-polydipsique marqué.

  • Cétose.

  • Suspicion d’insulinopénie.

  • Échec d’un traitement non insulinique bien conduit.

  • Contre-indications ou intolérances multiples aux autres classes.

Modalités pratiques

Étape

Conduite

Insuline initiale

Analogue lent, souvent glargine U100 en première intention.

Dose de départ

6 à 10 UI/j ou 0,1–0,2 UI/kg/j.

Horaire

1 injection/j, matin ou soir, mais horaire stable.

Titration

Tous les 3 jours selon glycémie au réveil.

Ajustement

+1 à +2 UI selon profil ; ou environ 10 % si doses élevées.

Surveillance

Glycémie capillaire au réveil au minimum.

Objectifs de glycémie au réveil

Objectif HbA1c

Glycémie au réveil visée

HbA1c < 7 %

Environ 0,80 à 1,30 g/L.

Objectif souple, sujet fragile

Environ 1,40 à 2 g/L.

À faire lors de l’introduction

  • Éducation aux injections.

  • Éducation aux hypoglycémies.

  • Prescription d’autosurveillance glycémique.

  • Carnet ou application de suivi.

  • IDE à domicile si besoin.

  • Maintenir metformine si possible.

  • Arrêter sulfamides.

  • Maintenir iSGLT2 ou GLP-1 si bénéfice cardio-rénal ou pondéral.

  • Vérifier le suivi ophtalmologique, surtout si baisse rapide attendue de l’HbA1c.

Mesures non médicamenteuses

Alimentation

Expliquer qu’aucun aliment n’est strictement interdit.

  • Privilégier :

    • alimentation de type méditerranéen ;

    • légumes ;

    • légumineuses ;

    • fibres ;

    • céréales complètes ;

    • huile d’olive ;

    • poissons ;

    • fruits entiers plutôt que jus.

  • Réduire :

    • boissons sucrées ;

    • jus de fruits ;

    • produits ultra-transformés ;

    • grignotage sucré ;

    • excès d’alcool ;

    • apports caloriques excessifs.

  • Conseiller un accompagnement diététique si possible.

Activité physique

Objectif

Prescription pratique

Endurance

≥ 150 min/semaine d’activité modérée, idéalement 3 à 5 séances.

Renforcement musculaire

2 à 3 fois/semaine si possible.

Sédentarité

Se lever et bouger 1 minute toutes les heures.

Début progressif

Commencer par 10 min/j de marche si patient très sédentaire.

Précautions :

  • Évaluer le risque cardiovasculaire avant reprise d’activité intense.

  • Éviter l’activité physique intense en cas de rétinopathie proliférante non stabilisée.

  • Adapter en cas de neuropathie, plaie du pied, AOMI ou insuffisance cardiaque.

Poids

  • Objectif réaliste initial :

    • perte de 5 à 10 % du poids initial ;

    • stabilisation pondérale si perte difficile.

  • En cas d’obésité :

    • privilégier les traitements ayant un effet pondéral favorable ;

    • discuter agoniste GLP-1 ou GIP/GLP-1 selon disponibilité, indication et remboursement ;

    • discuter chirurgie bariatrique si IMC ≥ 35 kg/m² ;

    • discussion au cas par cas si IMC ≥ 30 kg/m² après échec d’une prise en charge bien conduite.

Éducation thérapeutique

  • Expliquer :

    • la maladie ;

    • les objectifs glycémiques ;

    • les complications évitables ;

    • les signes d’hypoglycémie ;

    • les soins des pieds ;

    • la conduite à tenir en cas d’infection, chirurgie, vomissements ou jeûne ;

    • le rôle du patient dans l’activité physique et l’alimentation.

  • Proposer :

    • programme d’éducation thérapeutique ;

    • association de patients ;

    • IDE ou pharmacien formé ;

    • diététicien ;

    • podologue selon risque.

Suivi

Rythme de suivi

Situation

Rythme

Diagnostic récent ou traitement modifié

Tous les 1 à 3 mois.

Diabète déséquilibré

Tous les 3 mois.

Diabète stable à l’objectif

Tous les 3 à 6 mois.

Sujet fragile, complications, insulinothérapie

Rythme individualisé, souvent rapproché.

HbA1c

  • Tous les 3 mois si :

    • diabète déséquilibré ;

    • modification thérapeutique ;

    • objectif non atteint.

  • Tous les 6 mois si :

    • HbA1c à l’objectif ;

    • traitement stable ;

    • absence d’événement intercurrent.

Surveillance selon traitement

Traitement

Surveillance

Metformine

DFG, troubles digestifs, vitamine B12 au long cours.

iSGLT2

DFG, mycoses génitales, hypotension, déshydratation, acidocétose euglycémique rare.

GLP-1 / GIP-GLP-1

Tolérance digestive, poids, dénutrition/sarcopénie, lithiase biliaire, rétinopathie si baisse rapide HbA1c.

Sulfamides / glinides

Hypoglycémies, autosurveillance, horaires des repas.

Insuline

Hypoglycémies, glycémies capillaires, technique d’injection, sites d’injection, conduite automobile.

Situations où l’HbA1c est peu fiable

  • Hémolyse chronique.

  • Anémie importante.

  • Hémoglobinopathie.

  • Transfusion récente.

  • Insuffisance rénale avancée.

  • Grossesse.

  • Certaines situations inflammatoires ou hématologiques.

Alternatives possibles :

  • autosurveillance glycémique ;

  • mesure continue du glucose ;

  • fructosamine, selon contexte et avis spécialisé.

Autosurveillance glycémique

Indications utiles

  • Insulinothérapie.

  • Sulfamide ou glinide.

  • Hypoglycémies suspectées ou répétées.

  • Grossesse ou projet de grossesse.

  • Déséquilibre aigu.

  • Corticothérapie.

  • Infection sévère.

  • HbA1c non interprétable.

  • Modification thérapeutique nécessitant une adaptation.

Peu utile si

  • Diabète stable.

  • Traitement non hypoglycémiant.

  • Absence de décision thérapeutique attendue selon les résultats.

Mesure continue du glucose

  • Particulièrement utile si :

    • insulinothérapie ;

    • hypoglycémies ;

    • sujet fragile ;

    • grossesse ;

    • besoin éducatif ponctuel ;

    • HbA1c difficile à interpréter.

Quand adresser ?

Spécialiste / structure

Quand adresser ?

Diabétologue / endocrinologue

  • HbA1c initiale ≥ 9–10 %.

  • Glycémies ≥ 3 g/L répétées.

  • Suspicion de diabète de type 1, LADA, MODY ou diabète secondaire.

  • Âge < 40 ans.

  • IMC normal avec hyperglycémie importante.

  • Amaigrissement.

  • Cétose.

  • Grossesse ou projet de grossesse.

  • Hypoglycémies sévères ou répétées.

  • Échec des premières lignes thérapeutiques.

  • Insulinothérapie complexe.

  • Complication microvasculaire ou macrovasculaire.

  • Obésité sévère ou discussion de chirurgie bariatrique.

Néphrologue

  • DFG < 45 mL/min.

  • Déclin rapide du DFG.

  • Albuminurie importante ou rapidement progressive.

  • Hématurie.

  • HTA résistante.

  • Doute sur une néphropathie non diabétique.

Cardiologue

  • ECG anormal.

  • Suspicion d’insuffisance cardiaque.

  • Maladie cardiovasculaire avérée.

  • Très haut risque cardiovasculaire.

  • Reprise d’activité physique intense chez patient à risque.

Ophtalmologue

  • Au diagnostic.

  • Suivi régulier selon équilibre et traitement.

  • Rapidement si baisse visuelle.

  • Avant intensification rapide si dernier fond d’œil ancien.

  • Surveillance renforcée en cas de grossesse.

Podologue / centre spécialisé du pied diabétique

  • Plaie du pied.

  • Infection.

  • Nécrose.

  • Ischémie.

  • Neuropathie sévère.

  • Déformation importante.

  • Antécédent d’ulcère ou d’amputation.

Abréviations

Abréviation

Signification

ADA

American Diabetes Association

AIT

Accident ischémique transitoire

AOMI

Artériopathie oblitérante des membres inférieurs

ARA2

Antagoniste des récepteurs de l’angiotensine 2

AR GLP-1

Agoniste du récepteur du GLP-1

AR GIP/GLP-1

Agoniste double GIP/GLP-1

AVC

Accident vasculaire cérébral

DFG

Débit de filtration glomérulaire

DT2

Diabète de type 2

ECG

Électrocardiogramme

ETP

Éducation thérapeutique du patient

FIB-4

Fibrosis-4 index

HAS

Haute Autorité de Santé

HbA1c

Hémoglobine glyquée

HGPO

Hyperglycémie provoquée par voie orale

HTA

Hypertension artérielle

iDPP4

Inhibiteur de la dipeptidyl-peptidase 4

IEC

Inhibiteur de l’enzyme de conversion

IMC

Indice de masse corporelle

IPS

Index de pression systolique

iSGLT2

Inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose de type 2

MASLD

Metabolic dysfunction-associated steatotic liver disease

MASH

Metabolic dysfunction-associated steatohepatitis

MRC

Maladie rénale chronique

NFS

Numération formule sanguine

RAC

Rapport albuminurie/créatininurie

SAOS

Syndrome d’apnées obstructives du sommeil

SFD

Société Francophone du Diabète

SU

Sulfamide hypoglycémiant

TA

Tension artérielle